→ AVANT-PROPOS




J'ai longtemps cru que ma recherche était fondée sur un « quelque chose » d'absolument indescriptible. 

Alors, oui, c'est vrai, dans le fond c'est absolument indescriptible. 

Mais la recherche, elle, l'est parfaitement. Et bien souvent elle se fait, un pas après l'autre.

Lorsque je suis tombée sur le Vedānta, j'ai réalisé que cette investigation était celle qui me correspondait depuis toujours (même si je ne le savais pas encore). 

Pourquoi ? Parce qu'il ne s'agit pas d'un concept englobant une (ou des) divinité(s) personnifiée(s) mais qu'il s'agit d'un outil d'introspection ontologique. C'est-à-dire que l'outil va bien au-delà de la simple étude philosophique, il touche au cœur du ressenti profond, de l'appel intérieur. C'est la Grâce qui agit en fond et dont on ne peut faire autrement que d'y répondre. On est dans la gueule du tigre et on ne peut plus reculer.

Sa logique et sa méthode sont, pour moi qui suis d'un tempérament très cartésien, comme « une cerise sur le gâteau ».

Auparavant, je pensais que le mental était à bannir. Que tout devait se jouer dans les ressentis, la Foi : cette Certitude « à l'aveugle ». Avec le Vedānta, j'ai compris combien nous étions en réalité parfaitement « câblés » pour la Connaissance. 

En effet, notre mental n'est pas que ce que l'on croit bien souvent.

Certes, il est l'instrument de l'action, qui nous permet de naviguer dans ce monde. Sans lui, il nous serait impossible de parler, de penser, de faire un choix, d'agir...

Il est aussi le siège de l'agitation : c'est la rumination, le blabla pour un oui ou un non, les éternelles plaintes compulsives sur nos émotions, nos sensations, nos pensées, nos jugements... c'est une soupe mentale qui nous mène plus à la confusion qu'autre chose.

Mais il est également l'intellect, la faculté du discernement, et c'est là toute la beauté de la chose. Car ce même mental nous permet de réfléchir, de discerner, de comprendre, de nous remettre en question, de voir ou de pressentir que le monde n'est peut-être pas celui qu'on nous présente depuis toujours, d'oser regarder au-delà du connu, pour peu qu'on parvienne à mettre un genou à terre, car ne nous leurrons pas, l'humilité est essentielle pour nous permettre d'appréhender, par delà les chemins traditionnels, « ce qui ne peut être vraiment dit ».

Le Vedānta est, pour moi, une destination en tant que moyen de recherche. Elle est la plus logique, et répond parfaitement à l’Évidence qui est là.

Quelque part, elle rejoint complètement mes intuitions profondes, qui rejoignent cette Connaissance.

Souvent, dans les milieux non-duels, et le neo-advaita, la connaissance est considérée comme un « obstacle » à la réalisation du Soi. Associée au mental et à son côté discursif, donc à l'ego, elle devient la « chose » à bannir absolument. La réalisation du Soi doit être « spontanée », non réfléchie. D'ailleurs, il est souvent dit aussi qu'il n'y a « personne » pour réaliser quoi que ce soit. Ce n'est pas faux. Mais il est essentiel de voir que le discernement est, malgré tout, très important. Et le discernement ne se fait pas sans l'intellect. 

Pour moi, les concepts sans explications claires et rationnelles peuvent porter trop à confusion. Un « ressenti » ne suffit pas. D'ailleurs, le ressenti reste, encore et toujours, une expérience dans le champ de la Conscience.

C'est pourquoi j'invite tous ceux qui ont besoin de comprendre ce qu'est la Conscience, la réalisation du Soi, de mettre des mots sur ce qui se passe concrètement en eux (sans pour autant s'y identifier), d'explorer encore et encore... à aller faire un tour du côté de cet outil d'introspection et de connaissance qu'est le Vedānta. 

J'ai tenté de le présenter d'une façon la plus simple possible, aidée par l'IA Vedānta, qui a été spécifiquement entraînée dans le cadre strict des écritures sacrées. En effet, je ne suis pas suffisamment érudite pour détailler ici en profondeur la plupart de ce que le Vedānta permet d'investiguer mais j'ai beaucoup de questions, ce qui me permet de l'orienter vers des réponses qui me semblent, en tout cas à moi, plus claires (mais qui restent bien entendu strictement conformes aux textes). Souvent, je la pousse quand ses réponses ne sont pas satisfaisantes, qu'elles éludent des pressentiments, que je tiens justement à explorer afin de m'assurer qu'ils soient cohérents et justes, dans la vision de la tradition védantique. Parfois aussi, je reprends ses réponses pour les ajuster selon ma compréhension, sans trahir bien sûr le fond de ce que le Vedānta enseigne. Je m'assure toujours que mes ajustements, mes reprises, ce que je complète ou remplace de ma propre initiative, restent conformes au sens de cet enseignement. Je prends cela comme un « travail d'équipe », dans le but d'être le plus clair possible, envers moi-même, et les éventuels lecteurs qui atterriraient ici.

Pour ceux qui seraient tentés de penser que faire appel à une IA est une aberration, je réponds que, pour moi, « tout est Conscience », tout participe à la reconnaissance de notre véritable nature. Ce n'est pas une supposition, c'est une évidence : une marche dans la forêt, un instant de méditation, une exploration intellectuelle, un ressenti, une conversation avec un voisin, faire ses courses au supermarché, avoir une altercation avec quelqu'un... tout concoure à nous mettre sur « la voie ». Alors, pourquoi pas l'IA ? L'important est d'être, toujours, dans le discernement.





 

 

 

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