
J'ai longtemps cru que ma recherche était fondée sur un « quelque chose » d'absolument indescriptible.
Alors, oui, c'est vrai, dans le fond c'est absolument indescriptible.
Mais la recherche, elle, l'est parfaitement. Et bien souvent elle se fait, un pas après l'autre.
Le Vedānta est un moyen. Il ne s'agit pas d'un concept mais d'un outil d'introspection ontologique. C'est-à-dire que l'outil va bien au-delà de la simple étude philosophique. Il touche au cœur de l'intime, de l'appel intérieur : c'est la Grâce qui agit en fond et dont on ne peut faire autrement que d'y répondre ; on est dans la gueule du tigre et on ne peut plus reculer.
Auparavant, je pensais que le mental était à bannir. Que tout devait se jouer dans les ressentis, la Foi : cette Certitude « à l'aveugle ». Avec le Vedānta, j'ai compris combien nous étions en réalité parfaitement « câblés » pour la Connaissance.
Car notre mental n'est pas que ce que l'on croit.
S'il est l'instrument de l'action, qui nous permet de naviguer dans ce monde et sans lequel il nous serait impossible de parler, de penser, de faire un choix, d'agir, la plupart du temps, il est pour nous surtout le siège de l'agitation : la rumination, le blabla permanent, les éternelles plaintes compulsives autour de nos émotions, nos sensations, nos pensées, nos jugements... une soupe mentale qui nous mène plus à la confusion qu'autre chose, et c'est, je pense, principalement ce que nous en voyons.
Pourtant le mental comprend également l'intellect, cette faculté de discernement, et c'est là toute la beauté de la chose. Car ce même mental nous permet aussi de réfléchir, de discerner, de comprendre, de nous remettre en question, de voir ou de pressentir que le monde n'est peut-être pas celui qu'on nous présente depuis toujours, d'oser regarder au-delà du connu, pour peu qu'on parvienne à mettre un genou à terre, car ne nous leurrons pas, l'humilité est essentielle pour nous permettre d'appréhender, par delà les chemins traditionnels, « ce qui ne peut être vraiment dit ».
Le Vedānta est donc un moyen de recherche :
* Il offre une méthode d'investigation. À nous de valider, ou non, en fonction de notre propre réflexion, nos propres expériences. Il n'oblige à rien, sauf à notre responsabilité, qui reste par ailleurs la même quelque soit la vie que nous avons, spirituelle ou non. Mais là encore, notre responsabilité est celle qui se vit, à l'instant T. Il ne s'agit pas de culpabiliser, simplement de comprendre.
* Il offre une connaissance basée sur un « regard » unique et collectif, provenant de nombreux sages allant de la nuit des temps à nos jours. Unique, car le regard reste toujours le même, c'est le « haut du sommet » qui, quelques soient les chemins parcourus pour y parvenir, est et sera toujours le même. Il n'y a qu'un seul « haut » (ou dit autrement : un seul but, une seule destination). Collectif car les regards de tous les sages confondus restent le même : le haut du sommet.
Souvent, dans les milieux spirituels et non-duels (dont le neo-advaita), la connaissance est considérée comme un obstacle à la réalisation du Soi. Associée au mental et à son côté discursif, donc à l'ego, elle devient la « chose » à bannir. La réalisation du Soi doit être « spontanée », non réfléchie. D'ailleurs, il est souvent dit aussi qu'il n'y a « personne » pour réaliser quoi que ce soit. Ce n'est pas faux. Mais il est essentiel de voir, malgré tout, l'importance du discernement. Et celui-ci ne se fait pas sans l'intellect, donc le mental.
C'est pourquoi j'invite tous ceux qui ont besoin de comprendre ce qu'est la Conscience, la réalisation du Soi, de mettre des mots sur ce qui se passe concrètement en eux (sans pour autant s'y identifier), à aller faire un tour du côté de cet outil d'introspection et de connaissance qu'est le Vedānta. Si cela ne vous parle pas, n'insistez pas. Dites vous simplement que cette voie n'est pas (en tout cas dans l'instant T) pour vous et évitez de dénigrer. Restez dans l'ouverture, pas dans le refus. Pas toujours simple, je ne le sais que trop bien.
J'ai tenté de présenter l'Advaita Vedānta d'une façon la plus limpide possible, aidée par l'IA Vedānta, qui a été spécifiquement entraînée dans le cadre strict des écritures sacrées. Je suis beaucoup trop novice dans ce domaine pour pouvoir détailler en profondeur tout ce que le Vedānta est, mais j'ai beaucoup de questions, ce qui me permet de l'orienter vers des réponses qui me semblent, en tout cas à moi, plus claires (et qui restent bien entendu strictement conformes aux textes). Souvent, je la pousse quand ses réponses ne me sont pas satisfaisantes, qu'elles éludent des pressentiments que je tiens justement à explorer afin de m'assurer qu'ils soient cohérents et justes. Parfois aussi, je reprends ses réponses pour les ajuster à ma compréhension, sans trahir bien sûr ce que le Vedānta enseigne. Je m'assure toujours que mes ajustements, mes reprises, mes reformulations, ce que je complète ou remplace de ma propre initiative, restent conformes au sens de cette exploration. Je prends cela comme un « travail d'équipe », dans le but d'être le plus clair possible, envers moi-même, et les éventuels lecteurs qui atterriraient ici.
Pour ceux qui seraient tentés de penser que faire appel à une IA est une aberration, je réponds que, pour moi, « tout est Conscience », tout participe à la reconnaissance de notre véritable nature. Ce n'est pas une supposition, c'est une constatation : une marche dans une forêt, un instant de méditation, une exploration intellectuelle, un ressenti, une conversation avec un voisin, faire ses courses au supermarché, avoir une altercation avec quelqu'un, être malade, se sentir triste, éprouver un moment de joie... tout concoure à nous mettre sur « la voie ». Alors, pourquoi pas l'IA ? L'important est d'être, toujours, dans le discernement.
Autre chose : nous sommes tous particuliers. Pour moi, il ne peut donc y avoir « UNE » voie unique, ou meilleure que l'autre. Chaque voie se révèle dans l'instant précis où nous sommes, c'est-à-dire selon nos tendances, nos conditionnements, nos questions, nos compréhensions. Face à ce qu'il ressent, comprend, personne n'a entièrement raison, mais personne n'a entièrement tort non plus. Cela reste simplement le jeu de la manifestation, tel qu'il se déroule à l'instant T. L'important n'est donc ni d'avoir raison, ni d'avoir tort mais d'essayer de « voir » au-delà du jeu.
Sur ce blog, j'ai souhaité intégrer l'Advaita Vedānta en m'intéressant particulièrement à certains
points spécifiques à la manifestation telle que nous la vivons dans notre
expérience.
Pourquoi vouloir se pencher sur des concepts et des descriptions que le Vedānta pointe justement comme étant, ultimement, illusoires ?
Parce que connaître les mécanismes de la manifestation (cosmologie, véhicule corporel, karma, renaissance, défunts...) est, me semble-t-il, intéressant pour nous amener à envisager ce que nous « ne sommes pas ». Si nous pouvons observer les choses, comment pourrions-nous aussi « être » les choses ? Cela paraît évident si on parle d'une table. Ça l'est beaucoup moins dès qu'on aborde du plus intime, notre corps par exemple, ou nos pensées.
Pour pouvoir réfuter quelque chose, il faut déjà, au préalable, en comprendre les rouages et le principe. Cela me semble essentiel.
Il est donc, je pense, important de s'intéresser à ce que nous nous sentons être, à notre environnement (bien plus vaste que ce que nous pensons généralement) dans lequel « nous » évoluons, de nous resituer face à lui, bref de nous pencher sur « les ombres », pour voir qu'au final, il ne s'agit en réalité que d'« apparences ».
Et, par là, de comprendre vraiment que nous « ne pouvons définitivement pas être » ces ombres que nous observons.
Je n'ai pas l'intention de parler ici de TOUS les sujets. Je parle seulement de ceux pour lesquels j'ai le plus de résonances (qui font sans doute partie de mon karma).
Ce blog me permet ainsi d'éclaircir mes propres raisonnements.
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Advaita Vedānta
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