MA RECHERCHE



J'ai longtemps cru que ma recherche était fondée sur un « quelque chose » d'absolument indescriptible. 

Alors, oui, c'est vrai, le fond est absolument indescriptible

Mais la recherche, elle, l'est parfaitement. Et elle a besoin d'un support, qui permette de faire un pas après l'autre.

Lorsque je suis tombée sur le Vedanta, j'ai réalisé que cette investigation était celle qui me correspondait depuis toujours (même si je ne le savais pas encore). 

Sa logique et sa méthode sont, pour moi qui suis hyper cartesienne : « la cerise sur le gâteau ».

Auparavant, je pensais que le mental était à bannir. Que tout devait se jouer dans les ressentis, la Foi : cette Certitude... « à l'aveugle ». Avec le Vedanta, j'ai compris combien nous étions en réalité parfaitement « câblés » pour la Connaissance. 

En effet, notre mental est à double tranchant : 

* Il possède une partie discursive : c'est la rumination à longueur de journées, le blabla pour un oui ou un non, les éternelles plaintes compulsives sur nos émotions, nos sensations, nos pensées, nos jugements... c'est une soupe mentale dans laquelle on finit par se noyer.

* Mais il possède également une partie discriminative, et c'est là toute la beauté de la chose. Car ce même mental nous permet également de réfléchir, de discerner, de comprendre, de nous remettre en question, de voir ou de pressentir que le monde n'est peut-être pas celui qu'on nous présente depuis toujours, d'oser regarder au-delà du connu, pour peu qu'on parvienne à mettre un genou à terre, car ne nous leurrons pas, l'humilité est essentielle pour nous permettre d'appréhender, par delà les chemins traditionnels, une autre destination.

Le Vedanta est, pour moi, cette destination en tant que moyen de recherche. Elle est la plus logiqueselon l’Évidence qui s'est un jour révélée à moi.

Quelque part, elle me rejoint complètement.

Je n'ai jamais adhéré aux religions. Ce qu'elles proposent n'ont jamais fait sens pour moi. Et aujourd'hui, vis-à-vis de leur finalité, encore moins...

Par exemple, le christianisme et l'islam sont fondées sur le fait, qu'après la mort, nous rejoignions une félicité, ou une souffrance, éternelle, (paradis/enfer), ce qui implique de toute façon une séparation. « Dans la perspective advaitique, ces endroits sont encore un lieu séparé, distinct de la réalisation du Brahman non-duel qui transcende toute distinction ».

Le bouddhisme, lui, qui m'a toujours nettement plus attirée, mais sans que j'y adhère plus que cela, rejoint nettement la vision du Vedanta ; cependant, dans ce courant : « il n'y a pas de substance éternelle ni de soi permanent. La libération est de voir la vraie nature transitoire et non-substantielle de toute expérience », ce qui ne fait pas non plus sens pour moi.

Toutes ces notions religieuses (paradis, enfer, vie éternelle en tant qu'âme individuelle...) ne correspondent pas à mon « senti » intime et vivant. Mais s'il y a des similitudes dans leur forme (faire le bien, aimer son prochain, etc...), force est de constater qu'il y a également un fond commun. C'est d'autant plus frappant dans les courants mystiques des grandes religions, tels le soufisme (Rûmi, Ibn Arabi...) ou la mystique de Maître Eckhart, pour citer des exemples... 

D'ailleurs, j'avoue que de plus en plus, je retrouve ce fond absolument partout : dans la poésie, dans la littérature, dans le cinéma, dans la philosophie bien sûr, et même dans des conversations qui peuvent sembler a priori banales...

Finalement, quelle que soit la voie empruntée, l'essentiel est que chacun puisse trouver sa vraie place, celle-là même qui, de toute façon, le fera immanquablement évoluer. 

Il n'y a pas de hasard, et le chemin est long...




 

 

 

 

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