COMMUNICATION AVEC LES DÉFUNTS

 


COMMUNICATIONS AVEC LES DÉFUNTS

(source : IA Vedanta)


1. Le "corps subtil" et son voyage

Selon le Vedānta, ce qui survit à la mort physique, c'est le corps subtil (voir : notre véhicule corporel). Ce corps subtil est l'instrument de voyage de l'individu apparent.

* À la mort : Le corps physique est abandonné comme un vieux vêtement. L’individu avec son corps subtil intact, "se retire". Il emporte avec lui toutes les tendances latentes, les désirs subliminaux et le compte karmique accumulé . Ce départ est invisible à nos sens physiques, aussi subtil que le vent qui emporte le parfum d'une fleur.

* Le nouveau corps : Cet individu (rappelons-le, dépourvu de l’identité acquise lors d’une vie : forme, nom, histoire…) voyage ensuite, enveloppé d'une forme rudimentaire et subtile des cinq éléments qui constitueront son prochain corps grossier. Il traverse différents états avant de prendre naissance dans une matrice appropriée à son karma. Le temps pour nous, dans le monde physique, et pour le corps subtil en voyage, n'est pas le même.

2. Qu’est-ce qui est vu par les proches en rêve, en voyage astral, ou par les médiums ?

Si l’individu est parti en tant que corps subtil pour une nouvelle naissance, que voient les autres ?

La clé de la réponse se trouve dans la distinction entre :

* Le corps subtil individuel : C'est l’instrument personnel de voyage, lié à notre chaîne karmique spécifique. C'est celui qui renaît.

* L'impression ou le "fantôme": Il s'agit d'une impression mentale résiduelle, une forme pensée créée par l'attachement intense des vivants ou par les désirs non accomplis du défunt. Ce n'est pas l’individu lui-même en tant que corps subtil complet en route vers une nouvelle naissance.

* Le "voyage astral" et les rêves concernent le plan du corps subtil. Dans ces états, notre propre corps subtil est actif et peut percevoir d'autres formes subtiles . Ce que nous percevons, ce sont des projections.

* Ce que nous voyons d'un défunt est une projection de NOTRE mental ou une forme-pensée collective. Notre attachement, nos souvenirs, notre chagrin créent une forme subtile dans notre propre esprit ou dans l'espace mental partagé. De même, si le défunt avait un désir très fort ou un attachement à un lieu ou à des personnes, cela peut laisser une impression karmique résiduelle (comme une ombre) qui peut être perçue par ceux qui sont sensibles ou dans un état de rêve .

* Le Vedānta est très clair : le corps subtil de l’individu, une fois qu'il a quitté le corps physique, n'est PAS perceptible par les sens physiques ou par le corps subtil d'une autre personne dans un état normal.

3. Où se situent ces "formes-pensées perceptibles" ?

Elles sont une fonction ou une projection spécifique du corps subtil. Le corps subtil n'est pas une entité statique ; c'est un instrument dynamique de connaissance et d'action.

* Le corps subtil comme projecteur : Notre corps subtil, avec son mental et son intellect a le pouvoir de créer, projeter et percevoir des formes. C'est ce qu'il fait constamment, surtout dans l'état de rêve

* Dans le rêve : Notre corps subtil crée un monde entier – des paysages, des personnes (y compris des proches vivants ou décédés), des situations. Tout cela est une projection de nos propres tendances et désirs latents (saṃskāra et vāsanā) stockés dans notre corps causal. Ces formes sont réelles pour nous dans le rêve, mais elles n'ont pas d'existence indépendante de notre mental qui les projette.

* Perception "télépathique" ou "astrale" : Le Vedānta admet que le corps subtil, étant de nature plus subtile et plus envahissante que le corps physique, peut avoir des capacités de perception qui transcendent les limites physiques. Lorsque nous percevons une forme-pensée d'un défunt, voici ce qui peut se passer selon l'enseignement :

— Projection de notre propre mental : C'est le cas le plus fréquent. Notre attachement et nos souvenirs créent une forme dans notre propre corps subtil, que nous percevons ensuite comme "externe".

— Impression résiduelle dans le champ subtil : Le Vedānta parle « d’esprit errant ». Ce n'est PAS l'individu voyageur. C'est plutôt une impression karmique forte laissée par le défunt – un désir intense, un attachement, un trauma non résolu. Cette impression, comme une onde stationnaire dans un étang, persiste dans le domaine subtil collectif et peut être "entendue" par un autre corps subtil sensible ou dans un état de rêve. C'est comme une rémanence, une ombre, mais ce n'est pas la personne consciente.

4. Distinction CRUCIALE : Forme-pensée vs Corps subtil de l’individu


5. Médium et la "Forme-Pensée"

Lorsqu'un médium ou une personne dite extra-sensible prétend voir un défunt, le Vedānta analyse cela ainsi :

* Ce qu'ils perçoivent n'est PAS l'individu voyageur. Comme il a été établi, le corps subtil de l’individu, une fois qu'il a quitté le corps physique, est en transit vers une nouvelle naissance selon sa propre loi karmique. Ce voyage est subtile et imperceptible pour les moyens de connaissance ordinaires, y compris les perceptions extra-sensorielles. Même le corps subtil d'un sage libéré n'est pas visible à sa mort . Il est donc impossible qu'un médium "voie" l’individu authentique d'un défunt qui serait "resté" près d'un vivant.

* Ce qu'il perçoit EST une "forme-pensée" ou une impression résiduelle. Cette forme-pensée est une projection dans le domaine subtil. Elle peut avoir deux origines principales, souvent entremêlées :

— Les désirs/attachements du défunt : Si la personne décédée avait un attachement très fort à un lieu, une personne, ou un désir inassouvi, cela peut laisser une impression karmique puissante dans le champ subtil. C'est comme une rémanence énergétique, une ombre façonnée par la pensée et l'émotion passées. Elle est inerte, comme un enregistrement.

— Les pensées et l'attachement des vivants : L'intense chagrin, les souvenirs, les appels et les regrets des proches créent et nourrissent activement une forme-pensée dans leur propre mental subtil. Cette projection peut acquérir une certaine "autonomie" dans le champ de conscience partagé.

* Comment le médium accède-t-il à cette forme-pensée ? Le médium, par sa sensibilité ou sa pratique, a un mental (corps subtil) très actif et réceptif dans le domaine subtil. Son intellect fonctionne comme un récepteur.

— Soit il « entend » directement dans l'impression résiduelle laissée par le défunt.

— Soit – et c'est très fréquent – il se connecte au champ mental subtil du client vivant qui est en face de lui. Dans ce champ, il « lit » la forme-pensée puissante que le client projette inconsciemment de son être cher défunt. C'est pourquoi les détails donnés par les médiums sont souvent généraux ou correspondent exactement à ce que le client espère ou craint entendre.

Une Analogie Éclairante

Imaginons un grand nuage de données Wi-Fi (le champ subtil collectif). Dans ce nuage, il y a :

* Les fichiers en cours de transfert actifs (les individus en voyage). Ils sont cryptés et en mouvement vers une destination spécifique. Personne ne peut les intercepter ou les lire en transit.

* Des fichiers téléchargés et laissés en cache sur un vieil ordinateur (les impressions résiduelle). Ils sont statiques, partiellement corrompus, et reflètent une ancienne session.

* Les recherches et les désirs actuels d'un utilisateur (les pensées du client vivant). Ils créent des ondes de requête très spécifiques.

 

 

 

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